BestiaireDragons

Les types de dragons dans les mythologies du monde

14 min de lecture

Les types de dragons dans les mythologies du monde

Il n'existe pas de classification officielle des dragons. Le mot recouvre au moins huit figures distinctes, apparues à des siècles et sur des continents différents, que rien n'obligeait à réunir : le ver-dragon nordique, le dragon héraldique européen, la wyverne, la vouivre, le lóng chinois, le nāga indien, le serpent du chaos et le dragon polycéphale.

Vous avez sans doute déjà cherché « les différents types de dragons ». Vous êtes tombé sur des listes de couleurs — rouge, bleu, noir, d'or — présentées comme si elles venaient de quelque part. Elles viennent de quelque part, en effet : d'un jeu de rôle américain publié en 1974. Aucune tradition folklorique au monde n'a jamais classé ses dragons par couleur.

Ce que les traditions ont fait, en revanche, est plus intéressant. Elles ont produit des créatures qui n'ont ni la même forme, ni la même fonction, ni la même morale — et que quinze siècles de traduction approximative ont fini par ranger sous un seul mot.

Voici lesquelles.

D'où vient le mot « dragon »

Le français dragon vient du latin draco, lui-même emprunté au grec δράκων (drakōn). Et drakōn dérive du verbe derkomai : voir clairement, fixer du regard.

Le dragon des Grecs n'est donc pas défini par ses ailes, ni par son feu, ni par sa taille. Il est défini par son œil — celui qui veille, celui qui ne dort pas, celui qui garde. C'est exactement la fonction de Ladon, enroulé autour du pommier des Hespérides, et de Python, gardien de l'oracle de Delphes avant qu'Apollon ne l'abatte.

Le mot originel désignait donc, très simplement, un grand serpent qui surveille quelque chose. Tout le reste — les ailes, les pattes, le souffle de feu, l'or — a été ajouté par couches successives, sur mille cinq cents ans, par des cultures qui ne se parlaient pas.

Famille 1 — Le ver-dragon (ormr, wyrm, lindwurm)

Aptère. Sans pattes ou presque. Rampant. Venimeux, pas incendiaire.

C'est la forme la plus ancienne de l'Europe du Nord, et c'est celle qui surprend le plus aujourd'hui, parce que la fantasy moderne l'a presque entièrement effacée.

Le vieux norrois dispose de deux mots : ormr — serpent, ver — et dreki, emprunté tardivement au latin draco. Les dragons du corpus nordique sont des ormar. Fáfnir, dans la Saga des Völsungar (XIIIe siècle, Islande), n'a pas d'ailes : il rampe sur la lande de Gnitaheiðr, il suit chaque jour le même chemin pour aller boire, et son souffle est toxique, pas enflammé. Sigurðr ne l'affronte pas en vol : il creuse une fosse sur son chemin et le frappe par en dessous, au ventre, là où les écailles se rejoignent.

Relevé de la gravure de Ramsund, Suède, XIe siècle : le corps de Fáfnir en ruban de runes, sans ailes
La gravure de Ramsund (Suède, XIe siècle) : le corps de Fáfnir forme le ruban de runes. Pas une aile. — Relevé, domaine public.

Le détail compte : la pierre gravée de Ramsund, en Suède, datée du XIe siècle, montre le corps de Fáfnir sous la forme d'un long ruban de runes, sans une seule aile. C'est la plus ancienne représentation conservée du combat, et elle contredit six siècles d'illustrations postérieures.

La même forme se retrouve dans tout l'espace germanique et britannique :

  • Le Lindwurm germanique, dont la fontaine de Klagenfurt, sculptée en 1590, porte une tête copiée sur un crâne de rhinocéros laineux exhumé dans la région en 1335. Le premier dragon d'Europe reconstitué à partir d'un fossile.
  • Le Tatzelwurm alpin, à corps de serpent et tête de chat, décrit dans des témoignages suisses et autrichiens du XVIIIe et du XIXe siècle.
  • Le Lambton Worm et le Stoor Worm des îles Britanniques, connus par des recueils tardifs mais issus d'une tradition orale plus ancienne.

Une exception notable, et elle est fondatrice : le dragon de Beowulf (manuscrit anglais, vers l'an mil) est appelé wyrm, mais il vole et il crache du feu. Il garde un trésor dans un tumulus et se réveille parce qu'un fugitif lui a volé une coupe. C'est le premier texte d'Europe du Nord où le ver-dragon acquiert les deux attributs qui feront toute sa carrière.

Famille 2 — Le dragon héraldique européen

Quadrupède, ailé, cracheur de feu. La silhouette que tout le monde a en tête.

Elle est tardive. Elle se fixe dans l'iconographie chrétienne médiévale, autour des scènes de saints terrassant le mal, et se codifie ensuite dans le blason. La Légende dorée de Jacques de Voragine, vers 1260, fait beaucoup pour sa diffusion en donnant au combat de saint Georges sa forme définitive et populaire.

Le cas le plus documenté est gallois. Dans l'Historia Brittonum (vers 829), le roi Vortigern ne parvient pas à bâtir sa forteresse : chaque nuit, les fondations s'effondrent. Un enfant révèle qu'un bassin souterrain abrite deux dragons qui se combattent — un rouge et un blanc. Le rouge finit par vaincre : il figure les Bretons, le blanc les envahisseurs saxons. Le Ddraig Goch, ce dragon rouge, figure aujourd'hui sur le drapeau du pays de Galles, officialisé en 1959.

Saint Georges terrassant le dragon, gravure d'Albrecht Dürer, 1501-1504
Le dragon héraldique dans toute sa codification : Albrecht Dürer, Saint Georges terrassant le dragon, 1501-1504. — National Gallery of Art, domaine public.

Retenez la chronologie, parce qu'elle inverse l'intuition : le dragon à quatre pattes et à ailes n'est pas l'ancêtre des autres. C'est le petit dernier.

Famille 3 — La wyverne et la vouivre

Deux pattes, deux ailes, une queue barbelée.

La wyverne est un animal de blason avant d'être un animal de légende. Son nom vient de l'ancien français wivre, du latin vipera : la vipère.

Sa cousine française est la vouivre (ou guivre), serpent volant du Jura, de Franche-Comté et de Bourgogne. Le folklore lui prête une escarboucle — un joyau — à la place d'un œil, qu'elle dépose sur la berge avant de se baigner : c'est le seul moment où l'on peut la voler, et l'on n'y survit pas. Attestation prudente ici : la vouivre nous est surtout connue par les recueils folkloriques du XIXe siècle, ce qui ne dit rien de l'âge réel de la croyance.

La distinction stricte « dragon = quatre pattes / wyverne = deux pattes » est une règle héraldique, pas une règle mythologique. Aucun conteur médiéval ne comptait les pattes. Ce sont les fandoms modernes qui en ont fait une question d'exactitude — et ils ont raison sur un point : les dragons de la série télévisée que vous avez en tête ont deux pattes. Ce sont, au sens du blason, des wyvernes.

Famille 4 — Le lóng chinois

Serpentin, sans ailes, aquatique et céleste. Bienveillant. Il n'est pas gardien d'or : il est maître de la pluie.

C'est ici que la traduction occidentale a fait le plus de dégâts. Le 龍 lóng n'a presque rien en commun avec le draco européen, hormis la forme allongée.

Sa description canonique est un assemblage. Reprise au XVIe siècle par Li Shizhen dans le Bencao Gangmu (1596) d'après le lettré Wang Fu, elle énumère neuf ressemblances : tête de chameau, cornes de cerf, yeux de lièvre, oreilles de bœuf, cou de serpent, ventre de coquillage, écailles de carpe, serres d'aigle, pattes de tigre. Le dragon chinois n'est pas une espèce. C'est une composition.

Dragon serpentin s'élevant dans les nuages, estampe de Katsushika Hokusai, XIXe siècle
Le lóng, serpentin, sans ailes, maître de la pluie : Katsushika Hokusai, XIXe siècle. — Domaine public.

Il n'a pas d'ailes et vole pourtant — à une exception près, le Yinglong, « dragon répondant », mentionné dans le Shanhaijing, seul dragon ailé du corpus chinois classique. Le Jiaolong habite les eaux profondes et gouverne les crues. Le Qing Long, dragon azur, garde l'orient parmi les quatre animaux directionnels.

Et il se décline dans toute l'Asie de l'Est : le long vietnamien, l'imugi coréen — un serpent qui doit accomplir mille ans avant d'accéder au statut de dragon.

Famille 5 — Le nāga indien

Ni monstre, ni gardien de trésor : une divinité.

Le nāga sanskrit est un être-serpent, souvent à capuchon de cobra, maître des eaux, des sources et des richesses souterraines. Le Mahābhārata nomme ses grandes figures — Vāsuki, Śeṣa, Takṣaka. La tradition bouddhiste raconte que le nāga Mucalinda déploya son capuchon au-dessus du Bouddha en méditation pour l'abriter d'une tempête de sept jours.

Un dragon occidental se tue. Un nāga se vénère. On lui fait des offrandes, il a des temples, il figure aux entrées de sanctuaires de l'Inde à l'Indonésie et au Cambodge. Traduire nāga par « dragon » n'est pas une approximation : c'est un contresens moral complet.

Famille 6 — Le serpent du chaos

Cosmique. Antérieur au monde ou coextensif à lui. Il n'est pas un monstre à vaincre : il est ce contre quoi l'ordre doit être maintenu, indéfiniment.

C'est la famille la plus ancienne, et elle est presque universelle.

  • Apopis (Égypte). Serpent gigantesque qui attaque chaque nuit la barque solaire de Rê. Il n'est jamais tué définitivement — il est repoussé, chaque nuit, pour toujours. Il n'a ni temple ni culte : on ne fait que le combattre. Rituels attestés jusqu'au papyrus dit de Bremner-Rhind (vers le IVe siècle avant notre ère).
  • Vṛtra (Inde). Dans le Rigveda, texte parmi les plus anciens de l'humanité, le serpent qui retient les eaux du monde. Indra le frappe de la foudre et les fleuves sont libérés.
  • Jörmungandr (Scandinavie). Le serpent de Midgard, si long qu'il ceint la terre et se mord la queue. Il tuera Thor, et Thor le tuera, au Ragnarök.
  • Níðhöggr (Scandinavie). Il ronge une racine de l'arbre-monde. Il ne combat personne : il use, patiemment, par en dessous.
  • Léviathan (Proche-Orient). Serpent des origines, dont la figure remonte à des textes ougaritiques antérieurs aux textes bibliques qui l'ont recueillie.
  • Mušḫuššu (Mésopotamie). Le dragon composite de Babylone — corps écailleux, pattes avant de lion, serres arrière d'aigle, tête cornue. On peut encore le voir : il orne la porte d'Ishtar, construite vers 575 avant notre ère. C'est probablement la plus ancienne représentation de dragon qu'un être humain puisse regarder en couleur aujourd'hui.

Famille 7 — Le dragon polycéphale

Plusieurs têtes. Une seule idée derrière : le problème qui repousse.

  • L'Hydre de Lerne (Grèce). Ses têtes repoussent quand on les tranche. Attention à la source : Hésiode la mentionne dès la Théogonie, mais le détail de la repousse et la solution du feu nous viennent surtout de la Bibliothèque du Pseudo-Apollodore, plus tardive.
  • Yamata no Orochi (Japon). Huit têtes, huit queues, un corps couvert de mousse et de cyprès, qui recouvre huit vallées et huit collines. Le Kojiki (712) raconte que Susanoo l'enivre avec huit cuves de saké et le découpe — et trouve dans une de ses queues l'épée Kusanagi, qui deviendra l'un des trois trésors impériaux du Japon.
  • Zmey Gorynych (monde slave). Trois têtes, parfois six, neuf ou douze. Il crache le feu, il vole, il enlève. Il est connu par les byliny, chants héroïques transmis oralement et couchés par écrit tardivement — nous le connaissons donc dans un état récent d'une tradition ancienne, ce qui se dit plutôt que ça ne se cache.
  • Aži Dahāka (Iran). L'Avesta lui donne trois gueules, trois têtes, six yeux. Sa transformation est unique en son genre : mille cinq cents ans plus tard, dans le Shâhnâmeh de Ferdowsi (vers 1010), il est devenu Zahhāk, un roi humain à qui deux serpents poussent aux épaules et qu'il faut nourrir de cervelles humaines. Le dragon est devenu un tyran. Peu de créatures ont fait un tel trajet.
Serpent de mer attaquant un navire, détail de la Carta Marina d'Olaus Magnus, 1539
Le grand serpent des eaux, frontière du monde connu : détail de la Carta Marina d'Olaus Magnus, 1539. — Domaine public.

Famille 8 — L'avaleur

Il ne garde rien et ne défend rien. Il mange le ciel.

Le Bakunawa des Philippines dévore la lune : c'est ainsi que le folklore visayan explique les éclipses. On sortait frapper des casseroles et faire du bruit pour l'obliger à la recracher. La même fonction, sous d'autres noms, apparaît d'un bout à l'autre du monde — partout où une éclipse a demandé une explication.

C'est la famille la plus oubliée, et c'est peut-être la plus révélatrice : le dragon n'est pas né comme un adversaire de héros. Il est né comme une explication.

✦ Le Grimoire ✦

Chacune de ces créatures occupe une double-page complète du Grimoire des Créatures Légendaires : l'illustration à gauche, l'étymologie, l'habitat, les capacités, les faiblesses et la citation de la source à droite.

100 créatures. 10 traditions. 206 pages. Aucune inventée.

Ouvrir le Grimoire

Le tableau

Famille Forme Fonction Exemples Source la plus ancienne
Ver-dragon Aptère, rampant Garder un trésor Fáfnir, Lindwurm, Tatzelwurm Saga des Völsungar, XIIIe s.
Dragon héraldique 4 pattes, ailé, feu Être vaincu Ddraig Goch, dragon de saint Georges Historia Brittonum, v. 829
Wyverne / vouivre 2 pattes, ailée Gardienne d'un joyau Wyverne, vouivre du Jura Héraldique médiévale
Lóng Serpentin, sans ailes Apporter la pluie Long, Yinglong, Jiaolong, Qing Long Shanhaijing
Nāga Serpent à capuchon Être vénéré Vāsuki, Śeṣa, Mucalinda Mahābhārata
Serpent du chaos Immense, cosmique Menacer l'ordre du monde Apopis, Vṛtra, Jörmungandr, Léviathan Rigveda ; textes égyptiens
Polycéphale Plusieurs têtes Renaître de ses blessures Hydre, Orochi, Zmey Gorynych, Aži Dahāka Avesta ; Kojiki, 712
Avaleur Serpent gigantesque Expliquer une éclipse Bakunawa Folklore visayan

Ces huit familles sont une grille de lecture, pas une taxinomie savante. Aucune culture ancienne n'a jamais dressé ce tableau. Il sert à ne plus confondre des créatures que seul un accident de traduction a rapprochées.

Ce que la fantasy moderne a ajouté

C'est la partie qu'on lit le moins souvent, et c'est celle qui rend le reste utilisable.

Les dragons de couleur. Rouge, bleu, vert, noir, blanc pour les chromatiques ; or, argent, airain, bronze, cuivre pour les métalliques. Cette classification apparaît avec Donjons & Dragons à partir de 1974 et se fixe dans son bestiaire de 1977. Elle est devenue si dominante qu'on la croit ancienne. Elle a cinquante ans.

Le dragon monture. Le lien affectif entre un dragon et son cavalier, l'écaille contre la main, la créature qui choisit son humain : cela vient de la science-fiction de la fin des années 1960 et de tout ce qu'elle a engendré. Nuance à garder en tête, parce qu'elle est belle : la tradition chinoise, elle, connaît bien la chevauchée du dragon — l'Empereur Jaune serait monté au ciel sur son dos. Mais c'est une ascension, pas une monture apprivoisée.

Le souffle de feu universel. Il est attesté médiévalement, dans l'espace germanique et anglais — le dragon de Beowulf brûle réellement. Mais il n'est ni ancien, ni général : Fáfnir empoisonne, Apopis avale, le lóng fait pleuvoir.

Tiamat comme reine des dragons. Dans l'Enūma Eliš babylonien, Tiamat est l'eau salée primordiale, la mère des origines, et le texte ne la décrit pas comme un dragon à cinq têtes. Cette version-là est une création de jeu de rôle des années 1970.

Une taxinomie précise. Les traités de « dracologie » avec espèces, sous-espèces, aires de répartition et cycles de reproduction sont une invention éditoriale du XXe siècle, délicieuse à lire, et sans aucun ancêtre folklorique.

Rien de tout cela n'est un reproche. Les auteurs qui ont façonné la fantasy moderne n'ont pas inventé leurs dragons à partir de rien : ils avaient lu. Tolkien enseignait Beowulf. Ce qui les sépare de leurs imitateurs n'est pas l'imagination — c'est la bibliothèque.

Ce qu'un créateur d'univers peut en faire

Si vous construisez un monde, la leçon tient en trois lignes.

Un dragon n'est pas une créature, c'est une fonction. Gardien, cause de la pluie, explication d'une éclipse, tyran déguisé, problème qui repousse. Choisissez d'abord la fonction. La forme en découlera, et elle sera juste.

La forme doit venir du climat, pas du catalogue. Le lóng est aquatique parce que la Chine attendait la mousson. Le ver-dragon est chtonien parce que le Nord enterre ses morts sous des tumulus avec leur or. Un dragon qui ne dit rien du monde qui l'a produit est un décor.

La faiblesse fait la créature. Fáfnir meurt de sa routine : il prenait le même chemin pour aller boire. C'est un détail de narration bien meilleur que n'importe quelle statistique de résistance au feu.

Questions fréquentes

Combien de types de dragons existe-t-il ?

Il n'existe aucun nombre officiel. Le folklore mondial permet d'en distinguer environ huit grandes familles selon la forme et la fonction. Les listes de dix à quinze « espèces » que l'on trouve en ligne proviennent presque toutes de jeux de rôle publiés après 1974.

Quel est le plus ancien dragon connu ?

Parmi les figures identifiables, le serpent Apopis en Égypte et Vṛtra dans le Rigveda comptent parmi les plus anciennes attestations écrites. La plus ancienne représentation visible aujourd'hui est le Mušḫuššu de la porte d'Ishtar, vers 575 avant notre ère.

Les dragons chinois et européens ont-ils une origine commune ?

Rien ne permet de l'affirmer. Ce sont deux traditions indépendantes, aux fonctions opposées — gardien hostile d'un côté, divinité bienfaisante de l'autre. C'est la traduction du mot 龍 par « dragon », au XIXe siècle, qui les a rapprochés dans nos esprits.

Quelle est la différence entre un dragon et une wyverne ?

Quatre pattes contre deux. La distinction vient du blason, pas de la mythologie, et n'a jamais eu cours dans les récits populaires.

Les dragons crachaient-ils tous du feu ?

Non. Le souffle de Fáfnir est venimeux, celui du lóng apporte la pluie. Le feu est un trait médiéval germanique et anglais, généralisé bien plus tard.

« Avant qu'elles deviennent des personnages,
elles étaient des légendes. »

Fáfnir, le Ddraig Goch, le Zmey Gorynych, le Long, le Nāga, Apopis, Jörmungandr, Níðhöggr, le Mušḫuššu, l'Hydre de Lerne : chacun occupe une double-page du Grimoire des Créatures Légendaires. Illustration originale à gauche, fiche complète et source citée à droite.

100 créatures. 10 traditions. 206 pages.
Quand le folklore est muet sur un détail, le grimoire l'est aussi.

Ouvrir le Grimoire — 29,99 €